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Mozambique : des déplacés de Palma refoulés par la Tanzanie

Men keep an eye on the sea at the port of the Paquitequete neighborhood where sailing boats are expected to arrive with people displaced from the coasts of Palma and Afungi after suffering attacks by armed groups on March 30, 2021. - The United States on Monday vowed to support Mozambique after a prolonged deadly assault on the key northern town of Palma by Islamic State-linked militants waging an escalating insurgency. The town was all but deserted five days after the raid was launched, its residents fleeing by road, boat or on foot. The militants attacked the town on Wednesday, spiralling an insurgency that has spread bloodily across northern Mozambique since 2017. (Photo by Alfredo Zuniga / AFP)

La Tanzanie a refoulé près de 600 déplacés mozambicains, survivants de l’attaque djihadiste de Palma le 24 mars dans le nord-est du Mozambique, a accusé lundi 5 avril le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR).

«Près de 600 Mozambicains recherchant l’asile» ont été «refoulés» de Tanzanie, a affirmé dans un communiqué le HCR, se disant «inquiet» du sort de ces personnes «renvoyées de force» dans leur pays. Lundi soir, le gouvernement n’avait pas encore réagi à ces informations.

Le 24 mars, des groupes armés ont attaqué Palma, ville portuaire de 75.000 habitants, tuant des dizaines de civils, policiers et militaires.

Le raid soigneusement préparé, lancé à seulement quelques kilomètres du méga-projet gazier du groupe français Total, sur la péninsule d’Afungi, a été revendiqué par le groupe Etat islamique (EI).

L’armée mozambicaine a repris le contrôle -au moins partiel- de la ville ce lundi, selon les autorités mozambicaines.

Près de 10.000 personnes ont été déplacées par l’attaque, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Quelque 23.000 autres se trouveraient encore dans la région d’Afungi, sous protection militaire, selon l’OIM. Les autorités craignent cependant la présence de rebelles infiltrés parmi ces déplacés.

De nombreux habitants ont trouvé refuge dans la brousse, sans nourriture ou accès à l’eau, s’échappant vers les districts plus au sud, toujours sous contrôle de l’armée, ou plus au nord, vers la proche frontière tanzanienne.

Avec AFP

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