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Liban : un nouveau juge nommé pour l’enquête sur l’explosion à Beyrouth

(FILES) In this file photo taken on August 6, 2020, two men gaze at the devastated Beirut port from a damaged building in the nearby neighbourhood of Mar Mikaehl, two days after a massive blast there shook the Lebanese capital. - Six months after a massive explosion ripped through Beirut, donors say that most of the emergency aid they pledged for Lebanon's needy has been disbursed. But some non-governmental organisations say they have hardly received anything, or seen funds they have received lose their value as they transit through the Lebanese banking system. (Photo by Patrick BAZ / AFP)

Le Liban a nommé vendredi 19 février un nouveau juge pour mener l’enquête sur l’explosion dévastatrice au port de Beyrouth il y a plus de six mois, a indiqué une source judiciaire au lendemain de la récusation de son prédécesseur.

«Le Haut conseil judiciaire a accepté la proposition de la ministre démissionnaire de la Justice Mary-Claude Najm de nommer le juge Tareq Bitar pour mener l’enquête dans l’affaire de l’explosion au port», a-t-elle précisé. «Le conseil a convoqué et informé le juge Bitar de la décision de le nommer, et il a accepté».

Bitar devient le deuxième juge à prendre en charge l’enquête sur le drame du 4 août qui a fait plus de 200 morts et 6500 blessés, et détruit des quartiers de la capitale libanaise.

Jeudi, la cour de cassation libanaise a récusé le juge Fadi Sawan de l’enquête, après une plainte de deux anciens ministres qui avaient été accusés de «négligence et d’avoir causé des centaines de décès».

L’explosion a été provoquée par une énorme quantité de nitrate d’ammonium, stockée «sans mesure de précaution» depuis des années dans un entrepôt du port, de l’aveu même des autorités considérées largement responsables de la tragédie en raison de leur négligence et de leur incurie.

Des militants ont fustigé cette récusation, la qualifiant de «parodie de justice» qui vient illustrer les ingérences et les pressions d’une classe politique honnie et qui risque de faire repartir l’enquête à zéro.

L’avocat et militant Nizar Saghieh a timidement salué la nomination de Bitar, se demandant s’il pourrait travailler «sans ingérence et pression». Jusqu’à présent, l’enquête préliminaire sur l’explosion a conduit à l’arrestation de 25 personnes, notamment des responsables du port et des douanes.

Avec AFP

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