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Joe Biden proclame le «retour» de l’alliance transatlantique

Joe Biden s’est dit déterminé, ce vendredi, à «regagner» la confiance de l’Europe. Le président américain a donné son premier grand discours de politique étrangère pour la Conférence sur la sécurité de Munich, mettant en garde contre un retour «aux blocs figés par la Guerre froide».

Joe Biden a, par ailleurs, affirmé que l’alliance transatlantique était «de retour» après quatre ans de mandat de Donald Trump. «Je vous parle aujourd’hui comme président des États-Unis, au tout début de mon administration, et j’envoie un message clair au monde: l’Amérique est de retour. L’alliance transatlantique est de retour», a déclaré le 46e président des États-Unis depuis la Maison-Blanche.

Joe Biden accuse la Russe d’«attaquer nos démocraties»

Joe Biden a également accusé la Russie d’«attaquer nos démocraties»: «Poutine cherche à affaiblir le projet européen et notre alliance de l’Otan. Il veut saboter l’unité transatlantique et notre détermination, parce qu’il est beaucoup plus facile pour le Kremlin d’intimider et de menacer des États seuls plutôt que de négocier avec une communauté transatlantique forte et unie».

Mais «il ne s’agit pas de monter l’Est contre l’Ouest (…). Nous ne pouvons pas et ne devons pas revenir (…) aux blocs figés de la Guerre froide», a-t-il toutefois ajouté.

Le président des États-Unis a également évoqué le cas de l’Iran assurant que son pays doit répondre à ses «activités déstabilisatrices». Sans détailler ces activités imputées à Téhéran, Joe Biden a confirmé dans ce même discours la volonté de Washington de relancer l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien en associant tous les pays signataires, y compris l’Iran.

L’ancien vice-président de Barack Obama s’est, en outre, distingué de son prédécesseur au sujet de la lutte contre le changement climatique. «Nous ne pouvons plus repousser ou faire le strict minimum pour répondre au changement climatique. Il s’agit d’une crise existentielle mondiale. Et nous en souffrirons tous les conséquences», a-t-il assuré.

À l’inverse, il s’est inscrit dans la lignée de Donald Trump, et de ses prédécesseurs, concernant la lutte contre les «abus économiques de la Chine». Joe Biden a souligné que «tout le monde devait jouer avec les mêmes règles», il a mis en garde contre les «abus économiques» et une «pression» mise par le gouvernement chinois, qui «sapent les fondations du système économique international».

Les dirigeants du G7 ont également déclaré vendredi 19 février, à l’issue d’une réunion virtuelle, vouloir faire de 2021 «un tournant pour le multilatéralisme», après les quatre ans d’unilatéralisme qui ont dominé la présidence de Donald Trump.

«Nous allons travailler ensemble avec les autres pour faire de 2021 un tournant pour le multilatéralisme et pour façonner une reprise qui promeuve la santé et la prospérité de nos peuples et de notre planète», ont déclaré les dirigeants des États-Unis, de France, d’Allemagne, du Royaume-Uni, d’Italie, du Canada et du Japon dans un communiqué après leur entretien en présence des chefs de l’Union européenne.

«Le multilatéralisme aura à nouveau plus de chances au sein du G7», a par ailleurs estimé la chancelière allemande, Angela Merkel, lors d’une conférence de presse à l’issue du sommet, évoquant les «premières décisions» du nouveau président américain, comme le retour des États-Unis dans l’accord de Paris sur le climat.

Avec AFP

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