dans

Covid-19 : le Zimbabwe reçoit 200 000 vaccins offerts par la Chine

Le Zimbabwe, pays d’Afrique australe à l’économie et au système de santé sinistrés, a reçu lundi 15 février un premier lot de 200 000 vaccins contre le Covid-19, un don du fabricant chinois Sinopharm.

Protégées par une bâche, les précieuses doses sont arrivées par avion à l’aéroport de Harare, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Les vaccins ont voyagé à bord du seul avion du pays en état de marche, un Boeing 767 d’Air Zimbabwe, souvent utilisé par l’ancien président Robert Mugabe pour recevoir des traitements médicaux ou passer des examens à l’étranger.

«Nous n’oublierons pas qu’en situation de besoin, la Chine a réagi rapidement», a déclaré à l’aéroport le vice-président zimbabwéen, Constantino Chiwenga, saluant un don «opportun» et «une nouvelle preuve du long lien d’amitié et de solidarité» entre les deux pays. Les vaccins devront encore être vérifiés par l’autorité locale de contrôle des médicaments avant de pouvoir être administrés.

Des négociations avec d’autres laboratoires

Le Zimbabwe est le premier pays d’Afrique australe à recevoir le vaccin chinois contre le Covid-19. Son efficacité contre le variant apparu dans l’Afrique du Sud voisine, qui s’est largement répandu, n’a pas été révélée publiquement.

«Le mois prochain, nous allons acquérir 600 000 doses supplémentaires auprès de la Chine et le programme se poursuivra jusqu’à atteindre l’objectif de 1,8 million de doses», a déclaré le ministre des finances, Mthuli Ncube, aussi présent à l’aéroport. Le gouvernement est en négociations avec d’autres laboratoires, notamment le fabricant du vaccin russe Spoutnik V.

Le Zimbabwe a pour objectif de vacciner 10 millions de personnes, soit environ deux tiers de la population, pour atteindre l’immunité collective. Ruiné, le pays a toutefois prévu un budget de 100 millions de dollars pour la vaccination, qui sera gratuite dans le pays.

Le Zimbabwe compte officiellement plus de 35 000 cas d’infection, dont 1 400 décès. Touché par une seconde vague de la pandémie plus violente que la première, le pays a imposé un nouveau confinement le mois dernier, avec un couvre-feu entre 18 heures et 6 heures.

Avec AFP

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bénin : Reckya Madougou répond aux députés de l’Union progressiste

Le combat de la Côte d’Ivoire contre la contrebande de noix de cajou