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Corée du Sud : sévère défaite pour le parti au pouvoir lors d’élections

L’opposition conservatrice sud-coréenne a remporté une large victoire lors d’élections dans les deux grandes villes du pays, Séoul et Busan, selon des résultats publiés jeudi 8 avril. Ce résultat constitue un revers pour le Parti démocratique du président Moon Jae-in à un an de la présidentielle.

Ces deux villes, qui étaient aux mains du Parti démocratique, n’avaient plus de premier magistrat depuis l’an passé. À la suite d’accusations de harcèlement sexuel, le maire de Séoul, Park Won-soon, s’était suicidé et le dirigeant de la ville portuaire de Busan, dans le sud du pays, avait démissionné.

À elles deux, ces municipalités représentent environ un quart de la population du pays et ce scrutin faisait figure de baromètre avant l’élection présidentielle qui doit se tenir en mars 2022. À Séoul, Oh Se-hoon du Parti conservateur a battu son opposant du Parti démocratique avec 57,5% des suffrages contre 39,2% pour son adversaire, selon la Commission électorale nationale, remportant ainsi les 25 districts de la capitale. La victoire des conservateurs a été encore plus écrasante à Busan, avec 62,7% des voix contre 34,4%.

J’accepte solennellement la sanction du peuple

Moon Jae-in et son Parti démocratique ont vu leur cote de popularité chuter ces derniers mois notamment an raison d’une flambée des prix de l’immobilier, de l’aggravation des inégalités et de nombreux scandales de corruption et d’agressions sexuels impliquant de hauts responsables.

«J’accepte solennellement la sanction du peuple», a déclaré Moon Jae-in, selon le porte-parole de la présidence, promettant de «s’occuper des affaires de l’État avec un sens beaucoup plus aigu des responsabilités».

Les deux nouveaux maires effectueront les 14 mois restants du mandat de quatre ans de leurs prédécesseurs. C’est la première fois que le taux de participation aux élections locales dépasse 50%, a ajouté la commission.

Les résultats de ces élections municipales contrastes avec ceux des législatives de l’an passé au cours desquelles le Parti démocratique avait remporté une victoire écrasante et une large marge majorité au sein de l’Assemblée nationale.

Moon Jae-in, élu en 2017 et qui n’a pas le droit d’effectuer un second mandat, selon la constitution, a enregistré une spectaculaire chute de sa cote de popularité. Elle n’était plus que de 32% la semaine dernière, 58% des personnes interrogées désapprouvant ses actions menées, selon un sondage réalisé par l’institut Gallup Korea.

Avec AFP

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