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Campagne de diabolisation contre Réckya Madougou : Mes Paul Kato Atita et Victorien Fadé sifflent la fin de la récréation

A la faveur d’une sortie médiatique effectuée, ce vendredi 19 février 2021, le collège des avocats défendant les intérêts du duo de candidats du parti «Les Démocrates» a dénoncé la campagne de diabolisation en cours contre leur cliente Réckya Madougou tout en invitant les auteurs et les commanditaires à la retenue.

La campagne de diabolisation organisée contre la candidate du parti «Les Démocrates» depuis qu’elle a dénoncé les fraudes qui entacheraient le processus d’attribution des parrainages dans le cadre des élections présidentielles du 11 avril 2021 n’est pas du goût de ses avocats.

«Nous ne sommes pas ici pour entretenir une polémique mais pour mettre fin à la diabolisation de notre cliente dame Réckya Madougou», a d’abord précisé Me Paul Kato Atita, avocat au barreau du Bénin et membre du collège. Pour lui, la polémique tendant à diaboliser sa cliente est une polémique vaine.

Selon lui, cette dernière est bien fondée à aspirer à cette noble fonction puisqu’elle n’a pas renoncé à sa citoyenneté ni à sa nationalité. «Effectivement, elle a postulé à cette noble fonction. Elle remplit toutes les conditions que la loi béninoise a prescrites. Malheureusement, il y a un obstacle sur son chemin, celui du parrainage. Elle n’en a pas obtenu non pas parce qu’elle ne veut pas en obtenir, non pas parce qu’elle n’a rien fait pour en obtenir. Elle a fait ce qu’il fallait et elle veut bien en obtenir. Mais, à l’impossible, nul n’est tenu», a-t-il indiqué.

Le parrainage est une affaire individuelle et non de parti

Pour les avocats de la candidate recalée Réckya Madougou, l’élu-parrain doit être libre dans la jouissance de son droit de parrainage. «Le code électoral dans sa partie concernant le parrainage ne comporte pas plus de deux articles. Et nulle part, les dispositions ne confient la question du parrainage aux partis politiques. L’élu qui est investi du pouvoir de parrainer doit choisir librement celui qu’il veut parrainer. Le parrainage est une affaire individuelle et non de parti», a fait savoir Me Victorien Olatoundji Fadé, avocat au barreau du Bénin et membre du collège.

Selon lui, tout porte-à-croire que l’élection présidentielle se limite au parrainage alors que ce n’est qu’une étape. Il a jugé aussi «graves» les déclarations de certains députés de la mouvance présidentielle au lendemain de la décision de la Cour.

«Il n’y a pas que ce duo. Pourquoi a-t-on peur de ce duo pour dire que si on leur accordait le parrainage, cela constituerait un risque de déstabilisation du pays ?», s’est-il interrogé. A l’en croire, il est clair aujourd’hui que ce duo est le choix validé par le peuple béninois.

«C’est un aveu de ce que le duo Madougou-Djivo gagnerait si on leur accordait le parrainage. Sinon, on ne soulèverait pas autant de polémiques… Les gens ont pensé que le parrainage était une foire qui était ouverte pour aller chercher de l’argent», a-t-il martelé.

Me Paul Kato Atita rappelle à la Cour son rôle

Toujours dans sa volonté de prendre part à cette élection présidentielle, poursuit-il, elle s’est référée au juge constitutionnel pour que justice lui soit rendue, après le rejet de son dossier par la Commission électorale nationale autonome (Céna).

«Sa requête n’est pas une requête qu’on peut balayer du revers de la main. C’est une requête assez articulée, motivée en fait comme en droit. Dans un contexte où la loi n’a pas organisé le parrainage, nous avons le sentiment que ce juge pouvait décliner la manière dont ce parrainage pouvait être mis en œuvre. Nous n’avons pas été suivis», a-t-il regretté avant de rappeler au juge constitutionnel que son rôle était de vérifier la sincérité et l’authenticité des signatures sur les parrainages.

Autrement dit, il doit vérifier et s’assurer que le parrain a attribué sa signature en toute indépendance, sans presse, sans intimidation, et en toute connaissance de cause. «Le mécanisme par lequel les parrainages ont été utilisés n’est autre que de la fraude… On ne peut pas laisser la souveraineté de tout un peuple dans les mains d’un parti ou de deux partis. En dehors même de la législation, la Cour constitutionnelle avait le pouvoir de prescrire la conduite à tenir», a-t-il insisté.

Selon lui, «on n’avait même pas besoin d’un recours. Les annonces de Souwi dans la presse suffisaient pour déclencher les vérifications. La Cour constitutionnelle a le pouvoir d’organiser des mesures d’instruction».

Halte à la diabolisation de Réckya Madougou

Pour Me Paul Kato Atita, la sortie médiatique du député Rachidi Gbadamassi a été très utile pour sa cliente. Car, cela est venu non seulement au soutien des déclarations du député Souwi mais confirmer surtout les problèmes que pose le parrainage.

Selon ses dires, ces déclarations suffisaient pour que la Cour revienne sur sa décision, ordonne une enquête plus approfondie et prescrit la conduite à tenir désormais. Saisissant l’occasion, il a invité les détracteurs de sa cliente à retenue et promet de leur répondre chaque qu’elle sera attaquée.

«Qu’on cesse de diaboliser cette dame. Elle n’est pas la seule béninoise qui a des intérêts à l’intérieur du pays et des intérêts à l’extérieur. Nous avions connu des béninois qui sont longtemps restés à l’extérieur et qui sont venus compétir aux élections présidentielles. Elle n’a commis aucun à vouloir être candidat. Désormais, à chaque fois qu’elle sera attaquée, nous donnerons de réponse. Nous sommes-là pour la défendre, nous sommes-là pour la protéger et nous n’accepterons pas qu’elle soit bâillonnée dans ses droits», a-t-il conclu.

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