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Bénin : voici que la Criet repoche aux ex-députés Atchadé et Adjovi

Au Bénin, certains leaders du parti de l’opposition «Les Démocrates» auraient été écoutés, ce vendredi 19 février 2021, à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Dans une publication sur sa page facebook, samedi, la candidate dudit parti à l’élection présidentielle d’avril prochain, Réckya Madougou a révélé ce qui serait reproché à ces proches collègues et collaborateurs.

Réckya Madougou est décidée à aller jusqu’au bout. L’ancienne ministre de Boni Yayi et candidate recalée du parti «Les Démocrates» à l’élection présidentielle d’avril prochain fustige les menaces et intimidations dont seraient victimes les opposants.

«Il n’y a de jour où les opposants et toute voix discordante au Bénin ne font l’objet de menaces, d’intimidation, de misogynie, de tentatives de kidnapping, l’attentat non encore élucidé sur le candidat à la présidentielle Ganiou Soglo à qui nous souhaitons prompt rétablissement aura lui aussi ému tout un peuple», a-t-elle écrit.

A l’en croire, deux de ses proches collègues ont été convoqués à la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (Criet), ce vendredi 19 Fevrier 2021.

«Mes proches collègues du parti «Les Démocrates» ont répondu ce vendredi à une convocation de la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (Criet). Il s’agit de Monsieur Adjovi Justin, Trésorier Général, Nourénou Atchadé, Vice-Président et de Monsieur Bio Dramane TIDJANI, Coordonnateur adjoint de la 8eme circonscription électorale, proche collaborateur. Ce dernier est attendu pour sa part à la Criet le lundi prochain», a-t-elle indiqué.

Et d’ajouter : «… après avoir fait attendre de 10h à 21h les sieurs Atchadé et Adjovi, avant de les entendre, on leur allègue, sans aucune preuve évidemment, qu’un bailleur de fonds leur a promis cent millions de francs CFA et qu’ils ont déjà perçu la moitié pour recruter des jeunes aux fins de saboter le processus électoral».

Très déterminée à participer à la présidentielle du 11 avril, Réckya Madougou s’interroge sur les réels motifs des agissements des tenants du pouvoir à l’encontre de l’opposition. «À l’attention du pouvoir au Bénin, Sachez que vous ne m’effrayez guère, vous ne nous effrayez point… Je ne fuirai pas mon pays tout comme vous l’avez fait à d’autres. Sébastien Ajavon, Komi Koutché, Lehady Soglo, Valentin Djenontin, Léonce Houngbadji et bien d’autres. Vous avez fait usage de la même stratégie contre le président Boni YAYI», s’est-elle indignée.

Elle n’a pas manqué de rappeler qu’en vertu du droit international, tout individu a le droit d’organiser et de participer à des réunions pacifiques, de s’associer avec d’autres et de prendre part à l’animation de la vie publique, de participer aux différentes élections.

«Aucun de ces actes ne constitue un crime ou une infraction et le régime actuel devrait accepter la contradiction et la confrontation démocratique politique, idéal de société contre idéal de société», a-t-elle souligné tout en insistant sur la nécessité d’ouvrir les élections dans l’intérêt supérieur du peuple béninois.

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