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Bénin : la réaction du ministre Alain Orounla après les manifestations enregistrées dans quelques villes

Le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement a réagi après la journée de casses occasionnées par des manifestants qui protestent contre la prorogation du mandat du président Patrice Talon rendue possible grâce à la révision constitutionnelle de 2019.

Il trouve que c’est déjà moins malheureux «que nous ayons à faire qu’à des échauffourées parce que la menace qui a pesé était une menace d’exécution». A l’en croire, ces évènements sont en train de conforter le pouvoir exécutif, qui a pris toutes ses responsabilités et «qui a prévu les troubles auxquelles les détracteurs du régime étaient en train d’inviter certains de leurs mercenaires à commettre».

Le ministre relève que les évènements d’aujourd’hui confortent le gouvernement dans le fait qu’il n’a pas inventé «les menaces proférées par certains adversaires qui étaient prêts à faire exécuter des hommes politiques, qui ont donné des moyens financiers et pourquoi pas des armes pour tenter de déstabiliser notre régime».

Il précise que sous prétexte «qu’un mandat serait terminé, certains ignorants sont sortis. Et nous avons démontré que nous sommes un Etat démocratique ». «Quand on est en démocratie, on reconnaît que nos détracteurs puissent avoir des partisans, sans doute payés et nourris pour s’agiter, et donc dans le respect des règles démocratiques, nous tolérons ces petites échauffourées mais qu’on ne doit pas laisser perdurer parce que les Béninois doivent aller voter en paix», a argumenté le ministre Orounla.

Mais, il prévient qu’il ne faut pas que l’exercice d’une liberté vienne troubler la tranquillité de la majorité silencieuse, qui par son silence, «démontre son adhésion à la régularité du processus en cours ». Le ministre rassure les Béninois sur le sens d’anticipation.

«Je voudrais rassurer tous les Béninois, sur le sens de l’anticipation et de la responsabilité de notre gouvernement qui est toujours en fonction, sur les mesures préventives et dissuasives mises en œuvre pour étouffer toutes velléités criminelles, de troubles persistant à l’ordre public dans le respect du droit des uns et des autres à ne pas être d’accord et à le manifester pacifiquement», conclut le porte-parole Alain Orounla.

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