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Bénin : la réaction de Joël Aïvo après les manifestations enregistrées dans quelques villes

Dans un message publié sur sa page Facebook ce jeudi 8 avril, le constitutionnaliste, dont la candidature à la présidentielle du 11 avril prochain sous les couleurs du Front pour la restauration de la démocratie a été rejetée, s’est exprimé sur les manifestations enregistrées dans quelques villes du Bénin.

«Cher-e-s compatriotes,

Devant l’urgence et face à l’épreuve qui ébranle la stabilité de notre pays et la cohésion de notre Nation, je me fais le devoir de m’adresser à vous.

En raison de plusieurs décisions constitutionnellement controversées et politiquement risquées, prises par le Gouvernement depuis 2018, notre pays est entré dans une zone de turbulences.

L’exclusion renouvelée de l’opposition, le bâillonnement du peuple souverain, l’arrestation de la Ministre Réckya Madougou, candidate à l’élection présidentielle, l’apparition dans le discours politique au sommet de l’État, de propos régionalistes et ethnocentriques ont fini de détériorer le climat de paix et le vivre-ensemble qui ont toujours régné dans notre pays.

Depuis le 6 avril 2021, la Nation vit des heures sombres. Les informations qui me parviennent par les médias libres et indépendants, ainsi que par les réseaux sociaux font état de tensions vives dans plusieurs contrées de notre pays.

J’ai une pensée pour les victimes et leurs familles et en profite pour appeler les forces de défense et de sécurité à faire preuve de retenue. Il me revient également qu’en cette période trouble pour notre pays, une nouvelle vague d’interpellations et d’arrestations frappe militants, dirigeants politiques de l’opposition et activistes.

En tant que citoyen porteur d’un projet politique alternatif, solidement assis sur le Rassemblement des Béninois et le Rétablissement de la démocratie, je déplore ce climat de tension et de peur entretenu par le Gouvernement.

Par son obstination à organiser, y compris par la force, une élection sans enjeu, je constate que le Président Patrice Talon est le seul responsable du durcissement de la mobilisation du peuple béninois contre la confiscation du pouvoir au moyen d’artifices juridiques et de manœuvres politiques d’une autre époque.

Je déplore l’autisme du Gouvernement, enfermé dans sa bulle et rejetant toute proposition de dialogue avec les forces vives de la Nation. Je dénonce ce passage en force désormais soutenu par des propos régionalistes et ethnocentriques d’une rare gravité. En réalité, c’est ce qui représente aujourd’hui la principale menace à la paix, à notre unité et à la stabilité de notre pays.

Chers compatriotes, dans l’histoire récente de notre Nation, nous avons eu des contradictions et des différends parfois vifs et passionnés. Certaines de ces contradictions se sont exprimées au sein de l’Assemblée nationale. D’autres se sont déplacées dans la Rue.

Mais si profonds soient-ils, ces antagonismes ont toujours été réglés soit par le dialogue, soit devant les électeurs, lors de processus électoraux libres, ouverts et démocratiques. C’est l’attachement de notre peuple à la démocratie et notre culture de tolérance qui ont rendu possibles le retour d’exil puis l’élection de Patrice Talon à la magistrature suprême en 2016.

En se mettant debout sans peur depuis la nuit du 5 avril 2021, le peuple béninois rappelle sa souveraineté, démontre son attachement à la Constitution et ce faisant, joue sa partition dans la résolution pacifique de la crise politique dont le pays aurait pu faire l’économie.

En vérité, depuis 2016, le peuple Béninois n’a pas politiquement changé. Au contraire, sa maturité s’est considérablement accrue. C’est le même peuple qui s’est dressé le 4 mai 2015 contre la tentative d’arrestation de l’Honorable Candide Azannaï, qui s’est aussi dressé les 1er et 2 mai 2019 à Cotonou pour s’opposer à la tentative d’arrestation du Président Boni Yayi.

C’est toujours le même peuple qui s’est dressé pendant plusieurs mois pour défendre Patrice Talon, pour favoriser son retour d’exil et son élection à la présidence de la République en 2016, qui se dresse aujourd’hui pour défendre sa souveraineté et son patrimoine démocratique.

C’est dire que les Béninois ne sont pas devenus subitement un peuple belliqueux. C’est toujours par devoir que notre peuple sort de son lit pour rappeler à ses dirigeants que tout pouvoir politique part de lui et revient inévitablement à lui.

J’appelle le Président Patrice Talon à mettre fin à l’enlisement du pays, à cette vague d’arrestations et d’emprisonnements et à la diabolisation de ses adversaires politiques accusés subitement et facilement de terrorisme.

Je rappelle que le droit de notre peuple de manifester dans la Rue, de s’exprimer et de faire entendre sa voix est un droit constitutionnel. La jouissance de ce droit ne peut être criminalisée pas plus qu’elle ne peut valoir aux manifestants, prison ou mort.

Il est venu le temps où le Président Patrice Talon doit enfin jouer sa partition. Je l’invite à prendre la mesure du ras-le-bol généralisé des Béninois et à en tirer toutes les conséquences.»

Un commentaire

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  1. N’importe quoi, ce long post bourré tellement d’énormités et d’hérésies qu’on s’interroge légitimement sur l’équilibre mental/psychique de son auteur !
    Quand a-t-on jamais eu dans notre pays des propos régionalistes du Président Patrice TALON qui auraient mis à mal le vivre-commun au Bénin ?
    Ce post nul et mensonger est une véritable diarrhée épistolaire parfaitement détestable.
    Franchement !

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